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Juliette 4/5 Fin Explications pour le lecteur.

Le pourquoi des choses…

L invraisemblable apothéose J’entendis la douche s’arrêter et quelques instants plus tard, Juliette paru brièvement dans le petit couloir et disparut aussitôt dans la cuisine ou un bruit de casseroles me prévint qu’un repas régénérateur se préparait. A mon tour je fis couler l’eau tiède sur mon corps. Je revenais à la vie et mes courbatures disparaissaient au contact de la mousse savonneuse. Je nettoyais mon corps longuement et je nouais une sortie de bain autour de ma taille. Juliette était dans la cuisine et préparait l’omelette au jambon. Elle me tournait le dos. Je lui ceignis la taille et l’embrassais dans le cou. « J’ai honte  » me dit elle. « J’ai honte de ce que nous avons fait et de ce que nous avons dit «  Ainsi, elle était redevenue la femme rougissante, timide et réservée. A des lieues de la courtisane que je venais de posséder. Le repas frugal mais bon l’invita aux confidences et aux explications quant à son comportement totalement en anachronisme avec ce que je croyais d’elle auparavant.

 » Il y a quelques années, pendant la guerre d’Algérie, mon mari fut rappelé. Il travaillait dans une entreprise familiale avec son père et un ouvrier de 35 ans. Un Italien qui répondait au prénom de Roberto. J’avais 26 ans, j’étais seule. Mon mari était absent depuis de longs mois. Mais j’aimais aussi l’amour et de ne pas le faire me manquait. Et finalement un jour de tristesse infini, en novembre 1956 Roberto devint mon amant. Comme les contraceptifs n’existaient pas, Roberto m’initia à ces pratiques. Je fus très choquée au début et puis je réalisais que j’aimais çà.
Roberto était un amant doué. A son contact j’appris à donner du plaisir et à en recevoir sans me gêner. Je n’ai jamais eu un autre amant. Avec je n’avais plus de tabous. Quand mon mari rentra, en métropole, il n’était plus le même. Je ne retrouvais plus rien de l’homme que j’avais connu. Il était sinistre. Il jouissait en quelques secondes. Il ne pensait pas à moi. Je ne n’avais plus de plaisir. Alors je faisais semblant. Aussi jusqu’à aujourd’hui, je suis restée avec mes désirs et ma honte jusqu’à ce que tu rentres toi aussi d’Allemagne. Cela te choque ? Que vas-tu penser de moi ? « 
Je lui répondis que pour moi elle avait été une révélation.

Cela me fut facile à dire car jamais je n’avais eu une telle plénitude, une telle facilité à me livrer, totalement décomplexé. Sans tabous moi non plus, ni gène. J’étais sincère. Et puis je rajoutais que j’étais bien avec elle et que j’espérais que cela dure encore longtemps. Juliette pris ma main et les yeux embués de larmes, me dit que ce que nous avions vécu avait été pour elle aussi un moment formidable. Mais qu’hélas il était exceptionnel en ces lieux, car elle voulait notre liaison discrète et aurait aimé que j’aie un petit pied à terre pour que nous puissions nous voir régulièrement. Je lui répondis que j’avais déjà envisagé cela et que pas loin du Studio Photo, au Bar de l’Arrêt, Edmond, le patron m’avait demandé que si je cherchais un jour deux pièces pas trop cher, il pourrait me le trouver. Cela m’éviterait de rentrer trop tard et de ne pas aller coucher chez mes parents. Une question me brûlait les lèvres.

L’appareil dont nous nous sommes servi. D’où vient –il ? Juliette rougit un peu. «  Tu sais avec mon mari il ne se passe plus rien désormais. Un jour il a ramené cet appareil et il m’a forcé à me le mettre devant lui. Sans savoir que Roberto m’avait déjà pénétrée par là. Il ne prend son plaisir qu’en me regardant me faire l’amour seule devant lui. Et pendant ce temps il se tripote  » Je rougissais jusqu’aux oreilles et la voix étranglée je lui demandais si elle faisait cela souvent.  » Quand la petite n’est pas là et qu’il ne travaille pas, mais pas trop souvent quand même.  » Je rajoutais… » Tu lui fais donc aussi comme pour moi ce soir ? »  » Oui sauf qu’avec toi j’ai eu vraiment du plaisir à le faire « J’essuyais une larme qui roulait sur sa joue et je l’embrassais. Juliette me regarda en souriant: « Retourne te coucher. Je range la cuisine et je te rejoins «  J’étais allongé depuis un moment quand elle vint me rejoindre. Elle se blottit contre moi. Nous étions chacun sur le côté mais face à face. Nous nous embrassâmes longuement. Puis son corps se colla au mien avec une infinie tendresse. Le moment était pur.

Tout ce que j’avais appris me fit réaliser la souffrance de cette femme et la tragédie permanente qu’avait été sa vie. Sa boulimie sexuelle s’était révélée à elle avec moi. C’était l’expression de son désespoir. Elle le vivait un peu comme l’on se tue, pour échapper à l’insupportable. Et j’en fus très ému. Son bas ventre était contre le mien et elle sentait ma verge qui se redressait encore.  » Viens prends moi encore et reste en moi jusqu’au bout si tu le veux… On verra bien… » En même temps elle prit ma verge et l’ajusta sur ses lèvres intimes. Je m’ y enfonçais profondément. Nous restâmes quelques instants sans bouger et puis je me mis à coulisser dans son sexe. Je m’enfonçais jusqu’aux testicules et je ressortais entièrement pour recommencer. Le gland était comme aspiré et retrouvait son logement de velours aussitôt après. Comme j’avais déjà joui d’elle plusieurs fois, cela dura bien plus longtemps. Suffisamment pour qu’elle déchargeât encore son plaisir bien avant moi.

Je me remis de face sur elle et me mis alors à la pistonner plus vigoureusement. Elle croisa ses cuisses sur mes reins. Soulevant les siens. Béante. Je la pénétrais totalement jusqu’à la racine. Mes bourses collée à son rectum. Sa langue me léchait le visage. Je prenais ses seins sublimes et en avalait les longues et brunes extrémités. Soudain je sentis le plaisir arriver. Alors d’un coup de rein, je me retirais vite de son ventre et posant mon gland sur sa toison pubienne, j’éjaculais une ultime traînée argentée sur les poils de son sexe brun. C’était fini. Cette fois le sommeil et la fatigue nous submergea et nous nous figeâmes dans les bras l’un de l’autre. Langues en bouches, sexes soudés, toisons mêlées. C’est le soleil qui nous réveilla. La matinée était avancée. Nous n’avions presque pas bougé. Notre petit déjeuner se termina alors qu’il était midi. Il faisait chaud. Juliette était en peignoir et je voyais ses formes s’agiter. C’était plus fort que moi j’avais encore envie d’elle. Je la pris par la taille et je l’entraînais sur le lit dévasté. Je la fis se mettre à genoux sur le bord, restant debout et dénudant mon bas ventre je la pris en levrette. Cette fois je n’y mis aucune délicatesse. C’était presque un viol. Je pistonnais son vagin puissamment. Juliette couinait. Mais me donnait des coups de derrière violents. Pendant ce temps, ma main branlait son bouton.

Je voyais son monstrueux fessier devant moi avec son anus bistre bien au milieu… Une boule étouffait ma gorge. Réalisant que je ne pouvais jouir en elle sans l’inquiéter, je me retirais de sa vulve et je me mis à la sodomiser. Ma verge pénétra son anus avec facilité. Ses sphincters musclés me seraient délicieusement la verge. Mon gland allait le plus loin possible dans son ventre. C’était chaud, gluant, doux et pervers à l’extrême. Pour mieux la saisir aux hanches, j’arrêtais ma caresse sur son bouton. Aussitôt elle remplaça ma main par la sienne. Nous nous voyions dans la glace , sa bouche se tordait, son regard croisait le mien. Ils brillaient tous les deux d’une lubricité exceptionnelle  » Encule moi bien de face. Je veux te voir au moment où tu me jouis dedans  » Je me retirais et vis que ma verge était souillée autour du prépuce.  » Cela ne fait rien. Prends moi vite je n’en peux plus !  » Disant cela elle se retourna, se plaça au centre du lit et cambra ses reins au maximum, roulant sur le dos. Envoyant ses jambes vers le plafond, m’offrant son rectum torturé et béant.

Elle se masturbait violement du majeur lorsque je l’investissais de nouveau. Ma verge rentra dans le cloaque de son anus et je repris mon mouvement de piston. Je martelais ses fesses à grands coups de hanches, sa tête cognait contre le bois du lit. Nous nous regardions fixement. Sa langue charnue courait sur ses lèvres, d’une commissure à l’autre. Chaque fois que ma verge s’enfonçait dans son ventre sa bouche s’ouvrait comme si elle cherchait de l’air. Juliette je vais jouir…Cette fois je ne peux plus me retenir. Branle toi bien. Tu veux que je le fasse dedans ou dessus ? Je sentais que j’allais exploser dans la seconde. « Oui c’est çà, décharge moi dessus mets m’en de partout…Couvre moi de ton foûtre  » Je me retirais et en deux coups de poignets je lui balafrais la figure, les seins, le sexe et le ventre de ma première éjaculation de la journée. En même temps j’enfonçais mon majeur gauche accouplé à l’index et à mon annulaire dans son derrière. Je crus même que je pouvais y enfoncer la main toute entière, tant les sphincters étaient maintenant distendus et le conduit devenu gluant. Juliette pour ne pas crier, se bâillonna la bouche de la main qu’elle mordit pratiquement jusqu’au sang.

En même temps elle lâcha un jet d’urine, blond et dru qui jaillit de son sexe comme une fontaine :  » Pardon… Pardon… Je ne peux pas me retenir… Pardon. C’est la première fois que cela m’arrive…Mon dieu …Mon dieu….Pardonne moi… Pardonne moi » Et moi donc ! C’était une grande première ! Un baptême puisque nous y étions ! Cela se terminait d’une façon pour le moins scabreuse. Mais cela ne me choqua pas. Notre plaisir fut tellement fort, que ce côté affreux de cet accouplement diabolique était devenu dérisoire. C’était tout ce que vous voulez : Obscène, pervers, sale, honteux, mais en attendant ce fut bon. Très bon. Extraordinairement bon, quand dans un couple passionné, l’on s’accommode d’un accident de ce genre, sans en faire pour autant une habitude. Coquins, cochons, certes oui ! Détraqués non!

Nous réalisâmes en regardant autour de nous l’état catastrophique de la chambre à coucher dévastée. Les draps souillée de traces et trempés. Les oreillers, le traversin. Une auréole énorme sur le matelas. Le désordre partout.  » Mon Dieu. Il va falloir tout changer ! Et il ne comprendra pas pourquoi j’ai mis des draps propres ! Je vais remettre ceux qui sont au sale. Ils sont du même motif. Tu emporteras ceux là et tu les apporteras à la laverie. Aide moi vite à retourner le matelas. » Je la pris par le menton.  » Ne t’inquiète pas… Chez moi dans mon deux- pièces, ce type d’accident n’aura pas d’importance. Juliette me sauta au cou. C’était fait ! Nous étions en couple. En couple certes boiteux. Mais en couple ! Il nous fallut bien une bonne heure pour tout ranger dans la maison. Le soir tombait quand je quittais Juliette en m’engouffrant dans l’escalier, comme un voleur. Mais un voleur de linge avec des serviettes, des draps de lit et des oreillers dans un sac ! Au lecteur, s’il y en a un et que j’espère point trop choqué.  » Ces faits se sont déroulés il y a bien longtemps. Cette histoire est absolument vraie.

Ce n’est pas l’expression d’un phantasme mais d’un souvenir. A quoi bon sinon ? Par contre il m’a fallu condenser en quelques pages, ce qui dans le temps s’échelonna sur de longs mois. Ce qui rend donc le récit parfois improbable sur une nuit et une matinée. Notre aventure secrète commune à tous les deux dura trois années aussi épiques qu’épicées ! Mais cela est une autre histoire. Par ailleurs, je ne peux m’empêcher d’avoir une sincère pensée pour cette femme dont j’ai changé le prénom. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue et si elle est encore de ce monde, ce que j’espère malgré les décennies passées. C’était quelqu’un de très bien, d’honnête et de gentil et de haute moralité. Même si nous avons vécu cette folie si extravagante des sens et de l’amour. Son souvenir m’a toujours suivi jusqu’à ce jour. Très tendrement à elle.  » Au revoir. Bien à vous. Cox

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