déc 29
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Mon sentiment de manque (Première partie)

J’ai rencontré Vivian l’an dernier. Une de mes amies avait organisé une petite soirée et avait invité beaucoup de monde. Elle m’avait convaincu d’y aller en me parlant du beau Vivian, un ami de son copain qui était célibataire et absolument craquant et j’étais moi aussi célibataire depuis peu et je n’aime pas être seule, alors je suis allée à la soirée et j’ai finalement fait sa connaissance. On a terminé la soirée dans son lit pour une mémorable partie de jambes en l’air.

Aujourd’hui, on est toujours ensemble et notre relation est à peu de choses près parfaite. Pour ma part, c’est notre vie sexuelle qui me dérange un peu. On baise encore souvent, même plusieurs fois par semaine, là n’est pas le problème. Le problème, c’est que je ne suis jamais complètement satisfaite par nos relations. C’est bon, Vivian est un amant très attentionné qui a plus à cœur mon plaisir que le sien. Il adore les préliminaires et j’adore sa langue sur ma chatte, alors je ne m’en plains pas. Il a aussi une queue sublime que j’ai beaucoup de plaisir à satisfaire et j’en profite souvent. Il connaît bien mes zones sensibles et parvient toujours à me mener à l’orgasme et je jouis facilement avec lui. Une vie sexuelle en apparences parfaite quoi. Mais pourtant, il y je ressens toujours ce « manque » en moi après qu’on a baisé, et je n’arrive pas à comprendre pour quoi. J’en parlais justement un soir avec une copine, devant un verre, attablé au bar du coin. J’aimais ces soirées avec Marie-Claire parce qu’elle était d’une très bonne écoute et qu’elle était rigolote.

Elle avait toujours le mot pour me faire rire. Étant lesbienne, elle avait un regard très différent du mien sur la vie de couple et les relations sexuelles et elle arrivait à me faire voir les choses sous d’autres angles. Bref, c’était ma meilleure amie et on se connaissait depuis près de 5 ans. Ce soir là, elle riait de moi. Elle se moquait de mon incapacité à être seule. En fait, je devais avouer que depuis que je la connaissais, j’avais rarement été célibataire. Un homme suivait l’autre. Et comme j’aimais beaucoup le sexe, avoir un homme dans sa vie s’avérait assez utile. Mais elle avait raison sur un point, je n’avais jamais pris assez de temps seule pour réfléchir à mes besoins et à ce que je voulais vraiment. On a pris plus de verres que d’habitude et ivre, on riait comme des folles. L’ambiance dans la place était chaude et festive et on se laissait contaminer. Les « cul-sec » se succédaient, le taux d’alcool dans notre sang augmentait, les fous rires se multipliaient. Mais il se faisait tard et il commençait à y avoir beaucoup de monde alors on a décidé de partir. C’était évident que nos voitures resteraient dans le stationnement, donc on a décidé de partager un taxi.

C’est donc en riant qu’on en a arrêté un et qu’on lui a donné l’adresse de Marie-Claire qui habitait le plus près. Après quelques minutes de route, on est arrivé chez ma copine. Il était à peine dépassé minuit alors elle m’a suggéré de prendre un dernier verre chez elle avant de rentrer chez moi retrouver mon copain Vivian pour peut-être une autre baise. Je me sentais terriblement excité. C’est donc en titubant qu’on a monté l’escalier menant chez elle. On s’est débarrassé de nos souliers et on s’est installé dans son confortable fauteuil de cuir avec en main une nouvelle coupe de vin. Face à face, nos pieds se mêlaient et on parlait de tout et de rien et Marie-Claire est revenue sur notre discussion du début de la soirée. Elle me disait que si quelque chose semblait manquer à ma vie sexuelle, je devais faire en sorte de trouver ce que c’était sinon ma relation se terminerait comme celle de tous les couples qui sont insatisfaits sexuellement. Elle faisait le tour avec moi de ce que j’aimais de mon copain et des choses qui me déplaisaient un peu plus pour m’aider à établir la liste potentielle des raisons de mon fameux « manque ».

Étant une femme qui en caresse régulièrement une autre, elle savait de quoi je parlais. Je lui décrivais comment Vivian caressait mes seins par exemple, et elle le faisait sur moi pour s’assurer qu’elle comprenait bien ce que je voulais dire. Oui elle me touchait, mais tout ça n’avait jamais posé problème entre nous. Elle savait pertinemment que j’étais hétérosexuelle et n’avait jamais rien fait qui puisse briser notre amitié. Mais en ce moment, elle caressa mes seins, et je ne savais pas si c’était sous l’éprise de l’alcool.

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