Nos amours (Sixième partie)
Je m’apprêtais à lui offrir le spectacle de ma jouissance. Comme mue par un ressort, je me levai d’un petit bond maladroit. Je me sentais ridicule. Il fallait que je me ressaisisse, que je retrouve dignité et détermination. Mais le pire s’annonçait : voilà que je réalisai que mon entrejambe frémissait, que pointaient les petites démangeaisons du désir naissant, que, dans mon ventre, une corde venait de se tendre.
Le doute n’était pus permis : je mouillais bel et bien ! J’en conçus un sentiment d’humiliation, de honte pure, et je me mis soudain à détester cette adorable femme en raison de l’insupportable ascendant qu’elle avait sur moi. Mes jambes se mirent à trembler lorsque, ne me quittant pas des yeux, elle fit un pas vers moi. Elle semblait si sûre de son triomphe, tout comme moi de ma défaite… Elle fit un pas encore, elle était toute proche à présent et je pouvais sentir son souffle calme et régulier, son odeur délicate qui me mettait si facilement en émoi, et… et ce regard qui descendait droit dans ma culotte, qui me pénétrait aussi sûrement que sa langue quand elle envahissait ma bouche et poursuivait la mienne avec cette force triomphante qui me ravissait. Je savais que je respirais trop fort, trop vite, que mon regard sautait d’une de ses pupilles à l’autre, que je mouillais comme une folle, que je frissonnais.
Je tressaillis lorsque sa main vint se plaquer, sans ménagement, sur ma vulve et je ne pus réprimer un petit cri de surprise lorsque je sentis ses doigts se refermer sur mon pubis, enfermant mon sexe. Je me maudis d’avoir laissé échapper une réaction qui ne faisait qu’accuser davantage encore ma faiblesse, ma dépendance. Le regard triomphant qu’elle coula en moi à cet instant me fit frissonner de la tête aux pieds. C’était l’instant de vérité : ou bien je la repoussais, mais je me sentais incapable. Par contre, m’abandonner, céder à cette créature merveilleuse, que je désirais comme une folle, de qui j’étais soumis. Il ne fallait surtout pas que je retombe dans les mêmes travers, que je cède à nouveau, que je redevienne son jouet. Je m’aperçus que son strabisme s’accentuait, comme toujours lorsqu’elle était excitée. Ce spectacle m’avait toujours bouleversée.
Je me rendis compte que mon bassin ondulait doucement, que, à mon corps défendant, si j’ose dire pour évoquer de telles circonstances, tout mon être était tendu vers cette main qui venait de prendre possession de mon sexe, de mon être entier, s’étant placée au centre même de sa conquête, s’étant emparée de la place forte, du saint des saints, se l’étant une fois de plus approprié, l’ayant investi en maîtresse incontestée. Je sentis ma bouche s’ouvrir, ma gorge s’assécher, mon souffle s’accélérer, mes joues étaient brûlantes. Le son de sa voix me galvanisa aussitôt : « Tu aimes ça, hein ? » Pour toute réponse, je grimaçai ; ce devait être, je le sentais bien, une de ces contorsions qui signifiait à quel point je n’étais plus qu’une bête docile, domptée, soumise. Je me mis à souffler comme une locomotive. Son sourire se fit triomphant, dans son regard quelque chose se radoucit, mais sa poigne sur mon sexe, au contraire, se raffermit et son strabisme était toujours aussi marqué. « Dis-moi que tu aimes ça, ma cochonne ! » L’insulte me fouetta les sangs et je sentis un spasme se former, une nouvelle bouffée de chaleur m’envahir.
Un de ses doigts s’était insinué dans ma culotte et se promenait à l’entrée de mon puits brûlant, déjà tout dégoulinant. Éperdue, je me laissai aller : je renversais la tête en arrière, lui offrant ma gorge, mes mains s’accrochèrent au bord du grand lit dont je me servis pour prendre appui, ou plutôt pour ne pas tomber tant je sentais mes jambes mollir. Je m’ouvrais de plus en plus et, cédant à une folle envie, je me remuai de manière à me positionner idéalement pour absorber ses doigts en moi, m’empaler en quelque sorte sur les trois doigts qu’elle avait réunis devant mon vagin qui suintait de plus belle. Je me mis à me branler sur sa main, sans vergogne, sans plus aucune retenue, excitée au plus haut point.
Envoyé dans histoire érotique
Postée le lun, 21 décembre 2009 à 19:02
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