Quand j’ai sonné à la porte ce jour-là, je ne m’attendais pas à ce que ma vie prenne un tournant aussi… troublant.

Je venais pour un simple cours de piano. Un cadeau que je m’étais offert pour mon anniversaire. Apprendre enfin à jouer La valse d’Amélie, ou au moins quelques accords pour frimer un peu pendant les dîners entre amis. Mais quand il a ouvert, j’ai compris que ce rendez-vous serait tout sauf ordinaire.

Il s’appelait Adrien. La quarantaine, le regard franc, les cheveux légèrement poivre et sel. Il portait une chemise noire légèrement déboutonnée, qui laissait entrevoir une peau mate, presque chaude. Tout chez lui respirait la confiance tranquille de ceux qui savent ce qu’ils font. Et clairement, il savait ce qu’il faisait. Pas seulement au piano.

Il m’a souri, a ouvert la porte en grand, et m’a invité à entrer. Son appartement sentait le bois ciré et le café fort. Un vieux piano droit trônait dans le salon, un modèle ancien, avec des touches un peu jaunies et une patine magnifique.

— “Tu veux boire quelque chose avant qu’on commence ?”, m’a-t-il demandé d’une voix grave, un peu voilée.

J’ai accepté un thé. Mes mains tremblaient un peu. J’ai mis ça sur le compte de la timidité, mais au fond, je crois que mon corps savait déjà ce qui allait se passer. Ce frisson dans le bas du dos, ce petit vertige quand nos doigts se sont frôlés en attrapant la tasse… Ce n’était pas la caféine.

Il s’est assis à côté de moi sur le tabouret du piano, nos hanches presque collées. Il m’a montré comment placer mes mains, corrigeant doucement la position de mes doigts, effleurant à peine ma peau. Et pourtant… chaque contact résonnait comme une note suspendue.

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— “Tu es trop crispée. Détends-toi. Le piano, ça se joue avec le corps. Il faut que tu le sentes, ici…”

Il a posé sa main sur mon ventre. Sa paume était chaude, rassurante. Et pourtant, elle déclenchait en moi un trouble que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Mon souffle s’est accéléré. Mon dos s’est légèrement cambré. Je n’avais qu’une envie : me tourner vers lui et l’embrasser.

Et c’est ce que j’ai fait.

Je ne sais plus qui a commencé. Nos lèvres se sont trouvées, naturellement. Son baiser était lent, tendre, plein d’une maîtrise presque insolente. Il savait exactement quand retenir son souffle, quand mordiller doucement ma lèvre inférieure. J’ai fermé les yeux. Le temps s’est arrêté.

Il m’a prise par la main et m’a guidée jusqu’au canapé, sans un mot. Là, il m’a regardée dans les yeux, longtemps. Puis il a déboutonné le reste de sa chemise, révélant un torse ferme, recouvert d’une fine couche de poils sombres. Il n’avait rien d’un mannequin. Il était mieux que ça : il était vrai.

Ses mains sont revenues sur moi, plus audacieuses cette fois. Il a glissé ses doigts sous mon pull, caressant lentement mes côtes, explorant chaque centimètre de peau comme s’il écrivait une partition invisible. Quand il a atteint la courbe de mes seins, j’ai retenu un gémissement. Il a souri.

— “Laisse-toi faire. Tu es magnifique.”

J’ai fermé les yeux. J’ai laissé ma tête retomber en arrière. Je ne voulais plus réfléchir, seulement sentir. Il m’a déshabillée lentement, comme on déballe un cadeau précieux. Chaque geste était mesuré, chaque baiser déposé comme une note délicate. Il prenait son temps, et j’adorais ça.

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Son corps contre le mien, sa bouche qui explorait mes zones sensibles, sa voix grave qui murmurait des compliments… Tout devenait flou autour de moi. Je ne pensais plus au piano, ni à rien d’autre. Juste à lui. À nous.

Et quand il m’a enfin prise dans ses bras, quand nos souffles se sont mêlés dans une étreinte douce, profonde, presque irréelle, j’ai senti mon corps s’abandonner totalement. Il me regardait comme s’il m’écoutait. Comme si chaque soupir était une note qu’il voulait rejouer.

Nous sommes restés longtemps l’un contre l’autre après ça. Il m’a caressé les cheveux, m’a offert un autre thé. J’avais l’impression d’avoir vécu un rêve éveillé.

— “Tu veux qu’on recommence la semaine prochaine ?”, m’a-t-il demandé, l’air malicieux.

J’ai souri.

— “Seulement si tu me fais réviser mes gammes…”